Keane
       J’avais complètement oublié le petit groupe de Sussex qui s’appelait Keane et qui avait bercé mes oreilles pendant un an avec les ballades magnifiques et les refrains entraînant de leur premier album. La particularité de remplacer la guitare par un piano et un deuxième album passé pratiquement inaperçu dans ma CDthèque (mp3thèque devrait on dire… bon, bibliothèque Itunes, allons-y franchement) n’ont pas été suffisants pour graver au fer rouge Keane dans ma mémoire. Et ceci jusqu’à ce que je télécharge leur troisième opus, Perfect Symmetry (sous forte impulsion de Camille). En temps normal, mon processus d’écoute d’un album (je ne fonctionne que par albums, jamais par chanson/singles) se passe ainsi. Ceci n’est que valables pour les bons albums. Première écoute : « J’ai envie de le ré-écouter ». Deuxième écoute : « Ah ouais le single est vraiment bien quand même ». Troisième écoute : « Mais il y a pleins de perles là dedans, celle-ci est même largement mieux que le single ». Quatrième : « Laalalalala » (tentative de reproduire les paroles que je ne connais pas encore assez bien, sur le ton juste que je pourrais jamais atteindre – fiasco total mais qui me rends heureux). Cinquième : « Ca, c’est un putain d’album. »
Bref, le processus a été entièrement modifié et m’a vraiment étonné avec « Perfect Symmetry » : Une dizaine d’écoutes sans effets, une moue indifférente, un album que je mettais quand je voulais écouter de la musique fraîche (i.e. que je ne connaissais pas encore par cÅ“ur) mais que je n’avais rien de nouveau sur mon iphone. Et puis, le déclic, en marchant dans les rue de Tsim Tsa Shui (quartier de Hong Kong), casque sur les oreilles, mon cÅ“ur explose par le bridge de « Perfect Symmetry », la chanson éponyme de l’album. « Attends une seconde… c’est trop bien ce truc ! ». Une parfaite maîtrise des passages de refrains aux bridges aux couplets, des paroles poétiques enivrantes, et d’innombrables instruments parfaitement agencés, me font me féliciter de ne pas avoir abandonner ce groupe trop rapidement, et d’avoir vraiment écouter leur album qui vous transporte émotionnellement de morceau en morceau.
C’est ça Keane, en fait.
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