Et oui, c’est un titre original.
   Avant mon retour pour Hong Kong et après le succès de l’avant première, je me suis dit qu’il fallait bien que je profite de mon passage sur le continent européen pour suivre mon ami (grand mot) Camille à Londres pour:
1°) Voir comment il survit dans cette jungle de rosbeefs
2°) Fêter son 22ème anniversaire “en famille”.
   La raison secrète pour laquelle je suis venu et il ne l’a appris qu’une fois que j’étais déjà bien installé, c’était pour tourner un peu de footage de Clément (pour toi, public). J’avais déjà une idée de minisérie ayant lieu durant les jours que Clément a passé à Londres, sans choix ni rien, pour tester un peu mes aptitudes à écrire un scénario sans le poid des votes, j’ai donc emmené ma caméra dans la ville du Tube. Malheureusement, des quatres jours que j’avais là bas, trois on été passés à féter mon arrivée, récupérer de féter mon arrivée, voir comment il survivait dans cette jungle (ce qui consistait à me noyer dans facebook alors qu’il allait travailler) et enfin  fêter l’anniversaire mentionné plus haut (fiasco car Camille est tombé mallade et que sortir un Lundi soir à Londres… c’est pas la joie). Bref, la veille de mon départ je n’avais ni scénario, ni acteurs (à part un pauvre binoclard à lunettes), ni idées, ni temps.
   Je suis allé cherché Martin (a.k.a. “l’homme de l’ombre”, accessoirement ingé son sur DTC et fervent dragueur à ses heures perdues) à la gare. Il venait d’arriver pour passer pour la première fois une semaine à Londres. Je l’ai arraché à sa fascination béate pour cette nouvelle ville en l’enfermant dans un café et le forcant à collaborer avec moi pour sortir un scénario réalisable sans acteurs, sans budget et sans temps. Au bout de deux heures, on avait des idées qui partaient dans tous les sens, mais on savait qu’il nous fallait un acteur et une actrice en plus. On a passé le reste de la nuit à contacter toutes les personnes qu’on connaissait, à Londres où pas d’ailleurs. Nawal, une amie d’ami d’ami, a été convaincue (je ne sais toujours pas comment) par notre appel skype bourrés lui parlant de jardinier tueur à gage et de champignons hallucinogènes: elle nous a dit qu’elle arriverait le lendemain à 12h. Sachant que je devais partir pour Hong Kong à 15h.
   Lendemain réveil 8h pour moi, je me mets à écrire le “scénario”, ou si on peut appeller ca comme ca: des bribes de description, de dialogues et d’indications d’improvisation, le tout avec un code couleur particulier à chaque personnage. Ah, car j’ai oublié de préciser que cette minisérie s’inscrit dans mon projet d’expérimentation de nouvelles formes d’écriture scénaristiques. Une histoire liant quatre personnages, la même histoire filmée séparemment du point de vue de chaque personnage, avec des éléments qui se révèlent au fur et à mesure.
   En allant chercher Nawal à la gare, on achète les quelques accessoires dont j’ai besoin (lunchables, ketchup, etc.). NB: Je n’ai toujours pas d’acteur maculin. Tant pis, on commence à tourner les scènes entre Nawal et Clément. H-2 avant mon départ pour Hong Kong. Je recois miraculeusement un appel d’Alexandre (a.k.a Klaude Kotra), que j’avais précédemment bombardé de wallposts toute la matinée. Il étudie à Londres, est parfait pour le rôle, débarque en une demi heure.
Après 2 heures de tournage guerilla, des one-shots (plans réussis en une seule prise) à tout va, des vrais shots de whisky par ci par là , de l’impro improvisée, un drastique écourtement scénaristique, tout le monde en sueur, tout le monde en retard, une course contre la montre qui me fait arriver 45 minutes avant le départ de mon avion (vol long courrier dont je ne connaissais plus le terminal, remember), c’est dans la boîte:Â
Une oeuvre courte, brève mais intense, loufoque mais tragique, pro mais … pas pro, suppliant son audience d’être indulgente, et dont je n’ai que trop hâte de commencer à monter les premières images.
En un mot: EXPERIMENTALE.
Cette oeuvre bientôt dans les bonus DTC (entre les épisodes 6 et 7).